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L'Eglise du Carla

 

L'Eglise du Carla

 

 L'Eglise du Carla  
 
 
Sur la route de Marssac, face à l'embranchement de La Janade,  la chapelle du Carla bâtie au 15ème siècle sur les lieux d'un village détruit par Simon de Montfort lors de la croisade des Albigeois se dresse dans toute sa solitaire beauté rustique auprès d'un cimetière envahi de chênes nains.
Dans son livre intitulé « Castelnau-de-Lévis », Jean Roques, écrivain et historien tarnais, mentionne l'église du Carla comme « hantée de tristesse et de hiboux, vouée au pillage, dont des chênes nains, puisant dans l'humus gras d'un cimetière millénaire une patiente force, tentent d'ébranler les murs ».
L'édifice est en mauvais état et, hormis le charme du lieu, rien ne subsiste aujourdh'ui de sa beauté passée. Les éléments de son patrimoine qui ont pu échapper aux pillages ont été sauvegardés dans les églises ou musée des environs (Un tabernacle orne l'église Saint-Barthélémy).
 
Quelques documents rappellent la richesse de son patrimoine, parmi lesquels :
 
Tabernacle en bois doré du XVIIème siècle
 
   
 Vierge du Carla et Saint Jacques du Carla (XVIème siècle) actuellement à Marssac
 Tableau perdu de la Vierge et là l'enfant (XVIIIème siècle)

 

Ci-contre : Croix au Carla

 
 
 
 
 
 
 
Le sort de la chapelle oubliée ne devait cependant pas laisser les castellévissiens indifférents.
Et parmi eux le maire de l'époque, Pierre Valax, qui par une large communication dans la presse nationale et internationale dans les années 1980, avait récolté des fonds (américains entre-autres) pour la mise hors d'eau de l'édifice et avait trouvé des partenaires financiers pour refaire entièrement la toiture, évitant que ne tombe en ruines ce témoin du riche passé historique de la commune.  
 

Casimir Ferrer

Un sentiment partagé par Casimir Ferrer, tombé sous le charme de la chapelle oubliée, qui soumit à la municipalité de Castelnau qui devait l'accepter, un projet susceptible de réhabiliter ce patrimoine historique
Casimir Ferrer, autodidacte talentueux à la notoriété internationale, doté de l’énergie créative et enthousiaste qui caractérise ses toiles comme ses sculptures, se déclare « enthousiasmé à l’idée de restaurer et de transformer, étapes après étapes, l’église oubliée en œuvre d’art ». 
Les premiers travaux porteront, dès 2008, sur la restauration du bâtiment dans le respect de son architecture, puis par le nettoyage du site et la décoration des murs intérieurs, à la fresque ou à la toile tendue.
A l’extérieur, le cimetière restera dans l’état et un parc sera planté d’essences régionales, en un arboretum à but pédagogique. 
Le site enfin restauré abritera des expositions d’œuvres variées d’artistes reconnus ou de collectionneurs privés et de très nombreuses manifestations artistiques de grande qualité parrainées par des personnalités médiatiques de premier plan. Casimir Ferrer estimait cependant « qu’un tel projet dans un lieu aussi magique ne pouvait être gardé pour soi et qu’il devait être jumelé à une action humanitaire ». C’est ainsi que les fonds recueillis par les droits d’entrée seront versés à l’association « Mille étoiles pour l’Enfance » au profit des enfants handicapés en milieu hospitalier. 

 

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