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Les Raymondins de Bonafous

Les Raymondins de Bonafous

Dans le projet de Sicard Alaman, Castelnau doit avoir pour lui tous les atouts, et d'abord une monnaie, apanage des cités do­minantes.

On se perd dans la variété des moyens de paiements à Albi : écus, mouton, florin, réal, menue monnaie,  tantôt crozat, parpalhola, pelat, tantôt guianes, barsalo, morlaas qu'on ren­contrera encore au siècle suivant, mais qui disparaîtront sous l'effet des dévaluations provoquées par les guerres de Cent ans. Les monnaies de référence sont la livre tournois ‑ un quart de moins que la monnaie parisis ‑ les cahorsins, les melgoriens.

On frappe monnaie à Albi depuis le XIème siècle : le droit en appartient au vicomte, à l'évêque et au comte de Toulouse. Un accord, intervenu le 21 juillet 1248, substitue au vicomte d'Albi Trencavel, disparu dans la tourmente de la Croisade, Sicard Alaman, qui obtient que la monnaie soit frappée au château de Bonafous. Elle aura cours dans les diocèses d'Albi, mais aussi dans celui de Cahors où les fameux cahorsins sont du ressort de l’évêque et à Rodez où le comte a sa monnaie. Aux abords du château de Lagrifoul (Montredon) a été découvert un trésor contenant 624 pièces d'argent et de cuivre, parmi lesquelles 136 pièces frappées à Castelnau ; la proportion montre que, même ici, la nouvelle monnaie ne réussit pas à s'imposer totalement. A Lescure, en 1977, des travaux d'aménagement des nouvelles routes ont mis à jour un trésor. De fait, elle ne fut pas frappée avec beaucoup de régularité. En 1278 J'atelier fut transféré à Albi  et il y eut dès lors deux sortes de raymondins : celui d'Albi, valant deux fois celui Bonafous. 

A la fin du XIIIème siècle, le pouvoir royal s'efforce de faire disparaître les monnaies locales incontrôlées pour aboutir à la suppression et à leur remplacement par la seule monnaie royale.

       
                                                                    Les Raymondins de Bonafous

 Plus de mille pièces furent trouvées en mai 1977 par des ouvriers faisant des travaux de voirie aux environs de Lescure.

La majorité était des raymondins de deux espèces : dans l'une la croix a des branches régulières et rectilignes à peine amincies à l'endroit de l'intersection et se trouvent arrêtées par un petit trait au point de contact avec les grénetis. Dans l'autre, la croix est constituée par quatre olives remplaçant les autre branches, toujours terminées par un petit trait dessinant ainsi une croix à fuseaux. Dans les deux cas, la légende est en lettres assez barbares "RAWVIVW".

 

 

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